Rendre le BIM accessible pour la gestion de patrimoine.

La jeune entreprise Data Soluce (Incubateur HEC Paris, Promotion 2017)  propose une solution entièrement dématérialisée afin de centraliser les données du patrimoine. Sa valeur ajoutée réside dans la structuration des données du BIM pour les valoriser.
Après le Building information modeling (BIM) en conception, puis le BIM en exécution, voici maintenant venu le temps du BIM unifié sur tout le cycle de vie d’un projet immobilier. C’est ce que propose la jeune entreprise Data Soluce. Créée, il y a un an par Nicolas Régnier, ingénieur diplômé de l’Ecole d’ingénieur de la ville de Paris (EIVP) qui a fait ses armes chez Bouygues Construction en travaux puis en développement immobilier, la société compte notamment Icade et Sogeprom parmi ses clients. « S’ils nous font confiance, c’est bien que notre approche de gestion de données répond à leurs besoins », pointe le dirigeant. Data Soluce met tout en oeuvre pour les séduire.

Accéder au modèle numérique avec une connexion 2G

Et en premier lieu, sa simplicité d’utilisation : l’outil rend le BIM accessible sans formation, sans logiciel, ni outils informatique puissant. La démonstration est éloquente : à partir d’un accès en 2G via son téléphone portable, Nicolas Régnier fait apparaître en 3D sur son écran d’ordinateur un hôpital de 60 000 m², stocké via des serveurs distants. Non seulement, toutes les pièces jusqu’au dossier des ouvrages exécutés (DOE) numérique et contrôle qualité y sont organisées suivant une arborescence qui rappelle l’Explorateur Windows, « mais en plus les recherches peuvent être effectuées de manière interactive aussi bien depuis la base de données, que depuis la représentation graphique du bâtiment », poursuit Nicolas Régnier.  

Structurer les données jusqu’à la gestion de patrimoine

Pour parvenir à ce résultat, Data Soluce a d’abord repensé la structuration des données du patrimoine telles qu’elles existent pour l’instant : « il y a par exemple une déconnexion physique entre un Cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et les plans, indique-t-il. Or garantir la continuité de la donnée est essentiel pour envisager une gestion efficiente du patrimoine. » L’entreprise travaille donc à partir des données du programme pour centraliser les informations relatives à la localisation, aux superficies, aux noms des locaux, etc… pour ensuite structurer ces données jusqu’à la gestion de patrimoine.  Les informations relatives aux objets et systèmes de la maquette numérique (centrales de traitement d’air, vannes, gaines, cloisons, portes, etc…. ) sont également intégrées dans le système au fur et à mesure. L’idée est de les capter puis de les organiser afin d’établir une continuité et une traçabilité, notamment dans le nom des objets et des espaces, tout au long du cycle de vie du bâtiment. « L’un des principes est de créer une base de données commune et générique dans laquelle  maître d’Ouvrage ou maître d’oeuvre peuvent effectuer leurs requêtes facilement, quel que soit le projet », indique Nicolas Régnier. Il s’agit ainsi d’un double numérique du bâtiment directement accessible et exploitable. Read more